«Dans la situation actuelle, on va la prendre», a commenté l'entraîneur-chef Patrick Baron. C'est certain que le lanceur de l'autre bord [Normand Gosselin] méritait un meilleur sort. Mais en même temps, mes gars n'ont jamais abandonné. Avec un retard de 5 à 1, ils auraient pu s'écraser. Mais ils ont profité de leurs chances, ils se sont montrés agressifs et ils ont bien couru sur les sentiers.»
Baron a indiqué que pour la première fois depuis longtemps, ses hommes avaient joué comme ils devaient le faire, soit en profitant de leurs forces. «Ils ont frappé la balle au sol et ils ont couru. C'est quand tu mets la balle en jeu que tu te donnes des chances de provoquer des choses. C'est ça notre manière de jouer. On ne gagnera rien en tentant de frapper des balles dans les arbres ou sur les édifices situés de l'autre côté des clôtures.»
Gagnon fait bien
Il n'a pas manqué de vanter le travail de son lanceur recrue Philippe-Antoine Gagnon qui, à son premier départ, a été sur la butte pendant 5,1 manches et s'est rendu à plus de 100 lancers, permettant ainsi à son coach de ménager des bras.
De son côté, Jean-Philippe Roy, l'entraîneur-chef des Diamants, n'a pas cherché midi à quatorze heures afin d'expliquer la contre-performance de ses hommes. «On a été poches de A à Z. Et tout ça a commencé lors de la préparation d'avant-match. Quand les gars se pensent trop forts pour la ligue, ils ne jouent pas bien. Et c'est ce qui est arrivé. Nous n'avons pas joué comme une équipe qui se bat pour gagner un championnat, une formation dont les gars sont enragés et veulent gagner. Nous avons donné le match aux Alouettes et nous les avons crinqués pour la fin du calendrier.»



